Au coeur de BERGERAC

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7 novembre 2012

Histoire de Bergerac …

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Si on vous dit « Bergerac », que répondez-vous ? « Cyrano », probablement. Grâce à Edmond Rostand, tout le monde connaît Cyrano de Bergerac. Le vrai était toutefois un écrivain du XVII° siècle,  né à… Paris.

Bergerac, s’est montrée bon enfant en adoptant Cyrano et en lui élevant même une statue !

Un peu d’histoire

Le nom de Bergerac viendrait d’une villa gallo-romaine « Bracarius ». En occitan, on la nomme Bragueira.

Dès le 12° siècle, la ville est un carrefour commercial et intellectuel.

Lors des guerres de religion, elle devient la capitale intellectuelle des protestants. Elle compte au XVII° siècle, 6 000 protestants, dont de nombreux marchands et négociants. En 1577, le roi de Navarre et Henri III concluent un traité de paix à Bergerac, prémisses à l’Edit de Nantes qui ramènera la paix religieuse en France. Surnommée « la Petite Genève », elle est l’une des places fortes accordées par l’Edit de Nantes.

A la Révolution française, elle perd son statut de capitale du Périgord, au profit de Périgueux qui devient la préfecture.

Bergerac trouve son origine dans l’existence d’un château, construit à la fin du XIème siècleen bord de Dordogne, qui attire une population jusqu’alors dispersée dans la plaine.

Le bourg castral grandit pour devenir étape de voyageurs, pèlerins et marchands, un siècle plus tard. L’édification de l’église St Jacques et d’un hôpital confirme cette extension. Au XIIIème siècle, le développement de la viticulture et la croissance du commerce donnent lieu à la construction d’un pont sur la Dordogne. Engagée dans le mouvement municipal, la ville acquiert libertés et franchises, conditions de sa fortune, puisqu’elle peut désormais exporter ses vins. L’agglomération s’étend et déborde par des faubourgs où s’installent des couvents d’ordre mendiant. Les terres céréalières arrivent aux portes de la ville tandis que la vigne domine sur les coteaux dès cette époque.

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Remparts & port

Au milieu du XIVème siècle, la cité est surprise par la Guerre de Cent ans mais elle parvient à se préserver, en tant que ville franche et indépendante, par sa stratégie diplomatique. Elle perd cependant la moitié de sa population « fiscale ».

Après un redressement démographique, le pouvoir municipal restructure la vie urbaine et règlemente l’hygiène publique. Avec la Paix, la prospérité commerciale revient, mais la population s’éprend des idées calvinistes. La paisible cité marchande devient alors une puissante place forte protestante où couvents et églises sont détruits.

Malgré les guerres de Religion, la population bergeracoise au XVIème siècle mène une paisible et prospère existence à l’abri de ses défenses. L’arrivée de l’imprimerie crée une activité importante à Bergerac, qualifiée alors de « Petite Genève ». L’opulence nouvelle s’exprime dans de beaux programmes architecturaux, dont l’hôtel Peyrarède élevé en 1604. Cette brillante période d’indépendance s’achève avec la reconquête des villes par Louis XIII. Ouvrant leurs portes aux armées royales, les Bergeracois organisent une entrée solennelle au souverain. Celui-ci fait démanteler les fortifications et construire une citadelle à l’Est de la ville. Il installe un régiment d’infanterie, constitue une municipalité dévouée et laisse une mission de pères Récollets. Réformés et catholiques cohabitent tant bien que mal jusqu’aux nouvelles persécutions et « dragonnades ». A la fin duXVIIème siècle, la révocation de l’Edit de Nantes, sous le règne de Louis XIV vide Bergerac de ses forces vives. Bien souvent, ces élites iront trouver refuge en Angleterre ou en Hollande ; elles y renforceront les liens commerciaux déjà en place avec le vignoble de Bergerac.

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Le grand port de Bergerac

Au XVIIIe, sous Louis XV, les conditions de vie de la population bergeracoise s’améliorent. Les manufactures et la faïencerie se développent. Trois faïenceries, installées au faubourg de la Madeleine produisent des articles expédiés jusqu’en Amérique.

Bergerac maintient son rôle de grand marché régional, mais elle ne réussit pas à retrouver son dynamisme passé. Le commerce des vins toujours fructueux, ne bénéficie plus à toutes les couches de la société mais profite principalement à la bourgeoisie et aux tonneliers, au nombre de 74 en 1724.

Gabarres sur la Dordogne à Bergerac

Cependant, au XIXe, l’activité portuaire locale permet un nouvel essor. 150 000 tonnes de marchandises sont acheminées chaque année et 1500 mouvements de bateaux font vivre le port. La ville se développe au Nord. Mais l’arrivée du chemin de fer entraîne progressivement le déclin et l’abandon du commerce sur les gabarres et la paupérisation du quartier historique.

Le Phylloxéra marque également un tournant dans l’économie locale. Cette maladie de la vigne qui, venant d’Amérique, décime le vignoble Bergeracois en 1880, oblige les viticulteurs à replanter sur de meilleures parcelles. La greffe d’un cep de vignes français sur des racines américaines résistantes au parasite, permet de faire repartir l’activité viticole.

Bergerac  Place Pélissière vue générale 6

Au XXème, la création d’une fabrique d’explosifs et de poudres en 1915, connue sous le nom de« Poudrerie » transforme le paysage de la ville et fait doubler sa population. La culture du tabac apporte aussi dès le début du siècle un renouveau économique majeur. En 1927, la ville voit l’ouverture de l’Institut expérimental du Tabac. Les années de l’après guerre sont prospères et Bergerac devient la capitale du tabac en France.

La deuxième guerre éclate. La Résistance organisée localement s’emploie efficacement à acheminer vers l’Espagne les équipages des avions anglais et américains abattus. Elle reçoit de nombreux parachutages et assure la transmission de renseignements aux forces alliées.
Deux bombardements du terrain d’aviation de Roumanière, le 5 mars 1944 par les américains, et le 18 mars par les Anglais provoqueront des dégâts importants. Plusieurs bâtiments sont alors détruits. Un monument dédié aux résistants et aux victimes de la déportation a été dressé à leur mémoire, au cœur de la ville : Place Gambetta.

Bergerac est aujourd’hui une ville active, en perpétuel essor. Le tourisme et la viticulture sont désormais deux pôles majeurs de son économie.

Bergerac  Toits

Sur les gabarres, les visiteurs ont remplacé le vin, la ville vit désormais au rythme des saisons, agrémentant par toute une palette d’animations estivales sa permanente dynamique commerciale.

Dans le ciel, un ballet régulier d’avions gros porteurs témoigne de l’explosion du trafic, qu’a connu depuis 2003, l’aéroport Bergerac Dordogne Périgord. Depuis l’ouverture de l’aérodrome de « Roumanières » en 1934, c’est une sacrée évolution : les compagnies aériennes relient aujourd’hui Bergerac à de nombreuses villes britanniques (Londres, Edinbourg, Bristol, Liverpool, Nottingham, Birmingham, Exeter, Southampton,) et nord-européennes (Bruxelles-Charleroi et Rotterdam) sans oublier Paris. Le lien historique avec le Nord de l’Europe se prolonge ainsi de manière inattendue.

La ville actuelle offre un savant mélange fait d’innombrables témoignages du passé et de modernité. Une modernité qui s’exprime au travers d’entreprises à la pointe de leur technologie comme dans les très nombreux spectacles et expositions qui jalonnent chaque année. Un passé bien vivant à travers l’architecture des maisons et des ruelles de la vieille ville que vous aurez le plaisir de découvrir par vous-même ou accompagné d’un guide de l’Office de Tourisme.

Les Personnes et personnages célèbres

  • Peire de Bragairac, troubadour vers 1200
  • Maine de Biran : un des plus grands métaphysiciens français (1766 – 1824)
  • Paul Mounet (ou Jean-Paul Sully 1847, frère cadet du comédien Mounet Sully)
  • Jean Mounet-Sully (1841 – 1916) Acteur considéré comme le plus grand tragédien de la fin du 19ème siècle
  • Samuel Pozzi (1846 – 1918), Médecin pionnier de la gynécologie
  • André Cayla (1854 – 1926) Médecin et chirurgien de grande renommée
  • Albert Claveille, ingénieur en chef puis inspecteur général des Ponts et Chaussées, ministre des Travaux Publics de 1917 à 1920, enfin Sénateur et Conseiller Général de la Dordogne, il fut le grand promoteur de l’usine hydroélectrique de Tuilières
  • Jacques Le Lorrain, natif de Bergerac, savetier et auteur dramatique d’un drame historique en quatre actes, également compositeur de musique

Les contemporains : Pascal Obispo (chanteur), Michel Andrieux (médaillé d’or d’Aviron du deux barreurs messieurs des Jeux Olympiques de Sydney en 2000).

Les dates historiques importantes

  • 1080, Première mention du château de Bergerac
  • 1209, Première mention du pont de Bergerac
  • 1255, Les habitants de Bergerac obtiennent d’Henri III, duc d’Aquitaine et roi d’Angleterre leurs premières institutions municipales
  • 1322, Ratification par Charles le Bel, roi de France, du droit des Bergeracois de s’organiser en commune et fixation des Statuts et Coutumes de la Ville de Bergerac
  • 1345, Bataille de Bergerac. Au début de la guerre de Cent Ans, la ville est prise par l’armée anglaise du comte de Derby
  • 1450, Les Anglais perdent définitivement Bergerac, trois ans avant leur défaite à Castillon (1453)
  • 1577, Au cœur des guerres de Religion, des conférences pour la paix se tiennent à Bergerac en présence d’ Henri de Navarre et de délégués d’Henri III, roi de France. Signature du traité de paix de Bergerac, le 17/09/1577
  • 1629, Les fortifications de Bergerac sont démolies sur l’ordre du Cardinal-Duc de Richelieu
  • 1685, Persécution violente des Protestants de la ville (Dragonnades et conversions forcées les 23,24,25 août 1685)
  • 1825, Reconstruction du pont de Bergerac, ou Vieux pont (le précédent fût détruit par les fortes crues de mars 1783)
  • 1868, Destruction du vignoble par le phylloxéra
  • 1875, Arrivée du chemin de Fer à Bergerac
  • 1915, Décision du Ministère de l’Armement d’installer une fabrique de poudre sur Bergerac
  • 1927, Ouverture de l’Institut expérimental du Tabac (SEITA aujourd’hui devenu ALTADIS)
  • 1934, Construction Aéroport au lieu dit « Roumanières »
  • 21 août 1944, Libération de Bergerac

Présentation en images

Bergerac dans d - Histoire du Périgord

Le port de Bergerac en 1856

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La Dordogne, la Maison Peyrarède vue du Vieux Pont

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Le vieux Bergerac

Vieilles maisons

 

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Cloître des RécolletsGabarre%20port%20de%20Bergerac

Gabarre sur le port de Bergerac

(Découverte des alentours en Gabarre)

 

 

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Le vieux Bergerac, place Pélissière

 

29 octobre 2012

Ce que c’est que la Félibrée …

Classé dans : d - Histoire du Périgord — impassedelapaix @ 9 h 35 min

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Tous les ans, le 1er dimanche de juillet, a lieu dans une ville différente du Périgord, une fête appelée Félibrée en Français ou Felibrejada en Occitan. Ce rituel, hérité des troubadours qui chantèrent jadis la langue d’oc dans totes les cours d’Europe, est la journée de la langue d’oc et des félibres, de la terre, des coutumes et de la tradition périgordes.Elle est organisée par l’association Lo Bornat dau Perigord (la rûche), école félibréenne du Périgord fondé en 1901, dont le siège est à Périgueux. L’association est devenue l’ensemble des hommes et femmes dépositaires d’un savoir et des traditions de l’occitanie. La première Félibrée a eu lieu en 1903 à Mareuil sur Belle.

Histoire :

La Félibrée a toutes les caractéristiques d’une fête à l’ancienne, comme on peut en voir dans beaucoup de régions. Cependant, il ne s’agit pas d’une manifestation touristique. Les Périgourdins en sont prioritairement les acteurs et les consommateurs.

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Lo Bornat dau Périgord, école félibréenne fondée en 1901, pour la défense et l’illustration de la langue d’Oc en Périgord, a eu pour parrain Eugène Le Roy qui proposa au Majoral Auguste Chastanet le nom de la nouvelle association.  L’association organise tous les ans (depuis 1903 à Mareuil sur Belle) une grande félibrée qui attire des dizaines de milliers de périgourdins et de félibres.Elle est dirigée par un Majoral élu à vie.

Préparation :

La ville est parée de ses plus beaux atours. Pendant toute l’année, les  associations locales, les commerçants ont travaillé à la réalisation des fleurs et à la mise en œuvre des décors. Entièrement livrée aux félibres, on y accède par des portes réalisées par les communes du canton, chacune mettant en valeur sa spécificité.
On pourra retrouver tout au long de la journée des activités traditionnelles où tout le savoir faire des artisans locaux sera mis en valeur : construction traditionnelle de la Double, panier d’osier, poterie, dentelle, tradition culinaire … Les commerçant participent activement en décorant leur vitrine d’objets traditionnels conservés par des collectionneurs. C’est l’occasion d’un retour en arrière enrichissant.

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Elle obéit à un rituel :D éroulement de la Félibrée :

Les périgourdins convergent de tous les coins du département, arborant les costumes traditionnels : coiffe de dentelle, fichus brodés, longues jupes pour les femmes. Grands feutres noirs, amples blouses blanches et gilets de velours noir pour les hommes.

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Le rituel commence par l’acceuil des félibres aux portes de la ville. Une reine est élue, à qui le maire remet les clés de la ville, marquant ainsi une prise de pouvoir symbolique du majoral et des félibres. Elle parcourt à pied au bras du Majoral du Félibrige les rues constellées de décorations.Pendant une journée, c’est le majoral, accompagné de la reine du Bornat et les félibres qui gouvernent. Le défilé des autorités et des groupes folkloriques entre dans la ville où vont se dérouler un certain nombre de scènes qui marquent l’emprise des félibres :

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- Inauguration d’une plaque à la mémoire d’un enfant du pays qui laisse ainsi une trace de son action au service du Bornat ou de la langue et de la culture occitane.- On assiste ensuite à la messe en langue d’oc, servie par l’évêque.- Un moment de recueillement devant le monument aux morts.


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 :- Vient ensuite le banquet (taulada). Le moment important est non seulement le repas traditionnel périgourdin, mais aussi le discours du Majoral, en langue d’oc, où il réaffirme fermement devant les représentant de l’état l’appartenance culturelle au patrimoine occitan : « lo majoral fissona » (le majoral pique) comme le rappellent les abeilles du Bournat.

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- L’après midi est consacrée à la cour d’amour, une représentation de danses, de pièces de théatre et de chants en langue d’ocLa langue de la journée est l’occitan. Le chant occitan « La coupa santa » composé par Frédéric Mistral tient lieu d’hymne de la Félibrée.

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« Guidon » du Bournat porté pour la 1ère fois à la félibrée de Mareuil sur Belle en 1903. Il rappelle une triple page de d’histoire :- Le fond formé par les couleurs de l’ancien régiment du Périgord, crée le 30 août 1684.- L’étoile centrale représente l’Estella d’argent a sept rai du félibrige.- Au centre, la ruche est l’emblème félibréenne du Périgord à sa création en 1901

Le premier « guidon » était dû à l’aiguille de Madame la Comtesse de Mirandol. Il est exposé au siège du Bournat. Le fanion actuel à l’identique, est dû à l’aiguille de Ginette Valprémy.

L'AFFICHE DE LA FELIBREE DE BERGERAC EN 1961!

 

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